plus de cadmium dans l'organisme des Français que celui de leurs voisins européens — Belgique, Italie, Allemagne, Royaume-Uni.
Les féculents transparents
À cause du cadmium, vous ne savez plus quels féculents proposer à vos enfants ?
En attendant de trouver des marques en supermarché qui publient leurs teneurs en cadmium, on va sélectionner des producteurs prêts à jouer la transparence, et tester les féculents nous-mêmes, lot par lot.
Et ensuite ? Nous vous livrerons les féculents essentiels : pâtes, riz, biscottes, farine, semoule.
Teneur en cadmium
Résultats du labo publiés pour chaque lot.
Projet ouvert — pensé pour disparaître quand il ne sera plus utile.
Le cadmium est un métal lourd cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction (classification UE).
Or 98 % de notre exposition vient de l'alimentation.
plus de cadmium dans l'organisme des Français que celui de leurs voisins européens — Belgique, Italie, Allemagne, Royaume-Uni.
des adultes français dépassent le seuil critique de cadmium urinaire.
des enfants français de 2 à 3 ans dépassent le seuil sanitaire fixé par l'ANSES.
Le cadmium reste 10 à 30 ans dans l'organisme. Les enfants d'aujourd'hui démarrent plus haut que nous au même âge. D'ici l'été, la Sécurité sociale devrait rembourser un test de dépistage individuel — mais uniquement pour les personnes vivant sur des sols pollués. Et même en cas de résultat préoccupant, aucune solution n'existe.
Et nous, alors ?
Plus possible. L'info est là.
Vous avez déjà essayé d'enlever les coquillettes jambon ou les céréales du matin à un enfant ?
Pour le moment, aucune transparence.
Et on risque d'attendre longtemps.
C'est notre choix.
Marques inventées à titre d'illustration, la sélection des producteurs reste à faire.
Six féculents de base (environ 4 kg au total), choisis pour leur place dans l'alimentation des enfants comme des adultes.
Les producteurs peuvent varier d'un mois à l'autre selon les analyses et les approvisionnements.
On vous préviendra au lancement du projet.
Comme de nombreux parents, je ne sais plus quoi mettre dans l'assiette de mes enfants.
Avec En attendant, je pourrai nourrir sereinement ma petite fille et mon petit garçon (3 ans et 9 mois).
Acte IIC'est inscrit dans son ADN.
On teste lot par lot et on livre les féculents qui passent le test.
La transparence devient une norme du marché.
Des marques en supermarché atteignent nos taux.
Le projet s'arrête. Mission accomplie.
Et comme personne ne devrait s'enrichir sur l'angoisse des parents :
100 % des profits reversés
à une ONG sur la transparence alimentaire (hors réinvestissement dans les projets de développement).
Des salaires alignés avec la médiane des entreprises de l'économie sociale et solidaire.
Pas de dividendes.
Selon qui vous êtes et ce que vous souhaitez apporter.
Aucune utilisation publicitaire des données, c'est promis.
Je vous écris dès qu'on prépare les premières box ! Et vos informations ne sont utilisées que pour En attendant.
Je cherche des exploitations qui mesurent déjà le cadmium dans leurs lots, ou qui sont prêtes à le faire avec nous.
Ou directement par email : bonjour@en-attendant.fr
→ Vous voulez aller plus loin ? Découvrir le projet ouvert
Si vous avez une question qui ne figure pas ici, écrivez-moi, je la rajouterai.
Les rapports de référence sont l'EAT2 (Étude de l'Alimentation Totale 2, 2011) et l'EAT3 (février 2026), publiés par l'ANSES.
Le rapport spécifique sur le cadmium et l'exposition alimentaire est disponible ici : Rapport ANSES — Cadmium et exposition alimentaire (PDF).
À noter : le cadmium est classé par l'Union européenne comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Catalogue cadmium · Commission européenne.
Les plantes qui produisent nos féculents — blé, riz, maïs… — captent le cadmium par leurs racines lors de la culture. Trois sources principales : les engrais phosphatés massivement utilisés depuis les années 1950 (qui en contiennent et l'accumulent dans les sols), les pollutions industrielles historiques (anciennes mines, retombées atmosphériques), et la nature de certains sols.
Le chocolat et les pommes de terre contribuent aussi à l'exposition au cadmium (les pommes de terre représenteraient 16 à 19 % de l'exposition totale selon l'ANSES).
Mais pour le lancement, ces produits sont peu adaptés à une expédition en colis : les pommes de terre sont des denrées périssables qui supportent mal le transport prolongé, et le chocolat exige une chaîne du froid pour préserver sa stabilité. Les féculents secs — riz, pâtes, biscottes, farine, semoule — se transportent et se conservent sans contrainte particulière.
Honnêtement, la question n'est pas tranchée. Le bio interdit les engrais phosphatés synthétiques, mais certains fertilisants autorisés en bio — compost, fumier, phosphates naturels — peuvent eux aussi contenir du cadmium. Et la pollution historique des sols touche tous les modes de culture.
C'est pour ça qu'on teste, bio ou pas.
Le bio reste néanmoins une priorité de sourcing, pour une autre raison : il protège des autres substances qu'on retrouve dans les féculents conventionnels — résidus de pesticides, fongicides de synthèse, herbicides, traces d'engrais azotés.
Le seuil maximum européen est calculé pour une exposition adulte moyenne. Or les enfants en bas âge consomment proportionnellement beaucoup plus de féculents qu'un adulte, et ils accumulent dès leurs premières années — sur une vie entière à venir.
Diviser par 3 nous donne une marge de sécurité raisonnable face à cette réalité, sans être prohibitive sur le plan agronomique (des producteurs peuvent y arriver). C'est une borne d'engagement, pas une norme officielle.
Surtout : on ne veut pas que les enfants français, déjà exposés à des sols plus chargés que la moyenne européenne, finissent plus imprégnés que leurs petits voisins européens. Le cadmium reste 10 à 30 ans dans l'organisme — viser ce seuil, c'est limiter directement le stock qui s'y accumule.
Non, ce seuil varie fortement selon le type d'aliment. Quelques exemples (en mg de cadmium par kg) :
Riz blanchi : 0,15 mg/kg
Pommes de terre épluchées : 0,10 mg/kg
Cacao en poudre : 0,60 mg/kg
Chocolat : 0,30 à 0,80 mg/kg (selon la teneur en cacao)
Aliments pour bébés à base de céréales : 0,005 à 0,040 mg/kg (les plus stricts)
Pour les céréales (blé, pâtes, farine, semoule, biscottes), de nouveaux seuils entrent en vigueur le 1er juillet 2026.
Notre engagement « 3× sous le seuil européen » s'adapte donc à chaque aliment de la box. On vise un plafond trois fois plus bas que la limite officielle pour la catégorie correspondante. Par exemple, pour le riz : maximum 0,05 mg/kg.
Source : Règlement (UE) 2023/915 — Annexe I sur les métaux lourds dans l'alimentation.
La France autorise dans ses engrais phosphatés un taux de cadmium bien plus élevé que la plupart des pays européens. En mg de cadmium / kg de P₂O₅ :
France (engrais marché national) : 90 mg/kg
Règlement européen (UE 2019/1009, engrais marqués CE) : 60 mg/kg
Danemark : 48 mg/kg
Suède : 44 mg/kg
Finlande : 22 mg/kg
Hongrie, Slovaquie : 20 mg/kg
Massivement utilisés depuis les années 1950, ces engrais ont relâché leur cadmium dans les sols décennie après décennie. Avec un plafond plus permissif que ses voisins, la France a logiquement hérité de sols plus chargés.
Une trajectoire de baisse aurait été annoncée par le Ministère de l'Agriculture le 25 mars 2026, suite au rapport de l'ANSES : 90 → 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, et 20 mg/kg sous condition d'étude d'impact avant 2038.
Avec cette trajectoire, les sols français se chargeraient moins vite — mais ils continueraient à se charger, sur une base déjà plus élevée que la moyenne européenne.
Parce que le cadmium dans les féculents n'est pas une caractéristique de marque, c'est une caractéristique de sol et d'année. La teneur varie fortement selon la parcelle, la géologie, les anciens épandages, la météo. D'une récolte à l'autre, le même producteur peut sortir des lots aux teneurs très différentes.
Tester une marque une seule fois ne donne aucune garantie pour les lots suivants.
Non. Les analyses sont confiées à un laboratoire français accrédité COFRAC (Comité français d'accréditation), spécialisé dans les contaminants alimentaires. C'est la seule façon d'avoir des résultats opposables, reproductibles et auditables. Nous n'avons ni les compétences ni l'agrément pour mesurer du cadmium nous-mêmes.
Le lot ne part pas en box. Notre engagement (3× sous le seuil européen) est une condition d'entrée, pas une cible. Le producteur sera tenu de récupérer son lot — ce sera prévu au contrat.
Une appli comme Yuka ou un comparateur suppose qu'il existe des données publiques par marque et par lot. Or aujourd'hui en France, ces données n'existent pas pour le cadmium des féculents : aucune marque ne publie. En attendant crée d'abord la donnée (en testant et en publiant lot par lot).
Une appli ou un label pourra venir ensuite, le jour où assez de marques publieront pour qu'on puisse comparer.
Parce qu'aucune marque en supermarché ne publie aujourd'hui sa teneur en cadmium par lot. On peut acheter un produit pas cher, un produit bio, un produit local… mais on ne sait pas ce qu'il y a dedans. La box vous donne ce que le supermarché ne donne pas : l'analyse, sur chaque produit, pour chaque lot.
Riz, spaghetti, coquillettes, biscottes, farine, semoule — ce sont les bases que la majorité des enfants mangent quasi quotidiennement et qui pèsent le plus dans l'exposition cumulée.
On a écarté les mueslis, biscuits sucrés, plats préparés à base de féculents pour une raison technique : ces produits combinent plusieurs ingrédients (plusieurs céréales, raisins secs, fruits, sucres…), ce qui rend leur analyse au laboratoire beaucoup plus complexe et moins fiable. Sur des produits simples mono-ingrédients, la mesure du cadmium est nette et reproductible.
Environ 4 kg de produits secs par mois : riz 1 kg, spaghetti 500 g, coquillettes 500 g, biscottes 300 g, farine 1 kg, semoule (à confirmer). Calibré pour couvrir une part significative — pas la totalité — de la consommation mensuelle d'un foyer de 3 à 4 personnes.
Les quantités précises seront ajustées selon les producteurs sélectionnés et les retours des premiers abonnés.
Sur les 38 € TTC d'une box (livraison Mondial Relay incluse) :
11 à 14 € de matières premières · 5,5 à 6 € de livraison · 1 à 2 € d'analyses cadmium en laboratoire · 1,5 à 2 € de conditionnement · 0,8 à 1,2 € de transport amont · 0,7 à 1 € de frais bancaires.
Reste une marge brute de 8 à 14 € au démarrage (mode DIY, où l'équipe prépare elle-même les box), qui se stabilise autour de 10 €/box une fois un prestataire d'expédition en place. Cette marge sert d'abord à rémunérer le travail (un salaire au démarrage, plusieurs à terme : c'est un gros boulot) et à couvrir les charges fixes (assurances, comptabilité, hébergement, réserve de sécurité). Tout ce qui dépasse est reversé à une ONG de transparence alimentaire (hors réinvestissement dans les projets de développement de En attendant). C'est un prix de coût, pas un prix de positionnement.
Pour limiter les coûts, on enlève tout ce qui n'apporte rien à la promesse : pas de papier de soie décoratif, pas de livret de recettes, pas de packaging premium. Le but, c'est la transparence sur le cadmium — pas le marketing.
D'abord un point : 38 € est une hypothèse de prix, pas un tarif arrêté. Il sera affiné avec les devis des laboratoires d'analyse et selon les conditions des premiers producteurs sélectionnés.
Ensuite oui, on a conscience que c'est presque le double du prix de féculents bio en supermarché. Pourquoi cet écart ? Parce qu'on répartit sur chaque box les surcoûts qui n'existent pas pour les marques classiques : l'importation des féculents, l'envoi en point relais, et surtout les analyses cadmium en laboratoire accrédité, lot par lot.
Plus il y aura d'abonnés, plus le prix pourra baisser : les analyses s'amortissent sur un plus grand volume, les producteurs acceptent de meilleures conditions, la logistique devient plus efficace.
Trois pistes pour rendre la box plus accessible à terme :
Subventions municipales · sur le modèle des paniers bio pour femmes enceintes que certaines mairies financent déjà. Crèches et écoles · livrer en plus grande quantité aux structures collectives, pour faire baisser le coût unitaire. Tarification solidaire · si le projet trouve son équilibre, redistribuer une partie des profits sous forme de box à prix réduit pour les familles à plus faibles revenus.
On se rend bien compte que tout le monde ne pourra pas se le payer. Ces partenariats institutionnels sont une priorité, à construire avec les collectivités intéressées.
Plus de 12 000 points relais en France permettent de tenir le prix de livraison sous 6 €. Une livraison à domicile coûterait au moins 3 € de plus par box.
À terme, on pourra étudier d'autres options selon les retours des abonnés.
On vise un démarrage courant 2026. Avant ça, il faut sécuriser un volume minimum d'abonnés (pour amortir les analyses cadmium et les frais d'importation des féculents), trouver les premiers producteurs, et probablement passer par un financement participatif avec précommandes pour financer le lancement.
Si vous voulez être averti·e dès qu'on démarre, inscrivez-vous via le formulaire en bas de page.
Beaucoup de manières — toutes utiles à des étapes différentes :
Témoigner · votre regard de parent, soignant, enseignant ou agriculteur compte pour ajuster le projet. Partager · en parler à votre entourage, à votre crèche, à votre cantine. Mettre en lien · avec un producteur, un laboratoire, un journaliste, une association. Co-porter · si vous êtes entrepreneur·euse en quête de votre prochain projet, le wiki est ouvert.
Tout passe par le formulaire « Améliorer le projet » sur la page Projet ouvert, ou à bonjour@en-attendant.fr.
Oui, le projet est borné dans le temps. Le jour où on trouvera en supermarché ou en magasin bio de proximité une ou deux marques par catégorie (riz, pâtes, biscottes, farine, semoule) qui affichent leur teneur en cadmium à un niveau comparable au nôtre, on fermera.
« En attendant », c'est ce nom qui dit la mission : on existe en attendant que la transparence devienne la norme.
Tous les leviers sont utiles — plaidoyer associatif, action politique, recherche, entrepreneuriat. Aucun ne suffit seul.
Le seul que je sais vraiment faire, c'est l'entrepreneuriat. Donc je joue avec ce que je maîtrise. Cela ne m'empêche pas de soutenir, par ailleurs, les associations qui se battent sur le sujet — financièrement ou sur leur terrain.
Influer sur les politiques prend du temps. Réformer une norme européenne sur le cadmium peut prendre 5 à 10 ans. Mes enfants ne peuvent pas attendre. Créer une entreprise crée immédiatement la donnée qui manque : aucune marque ne publie aujourd'hui sa teneur en cadmium par lot. En testant et en publiant, En attendant construit la base sur laquelle un label, une réglementation ou une appli pourront exister demain.
Parce que ce n'est pas une marque personnelle, et qu'En attendant a vocation à être repris par d'autres. Mettre ma photo ou mon nom de famille en vitrine reviendrait à incarner le projet comme mon entreprise, ce qu'il n'est pas.
Pour le moment, En attendant n'est qu'une idée qui a coûté 0 € : ce site a été codé avec Claude (IA), sans recours à un prestataire ni à une levée de fonds.
L'idée a vocation à devenir une entreprise dont les actionnaires seront les porteurs et porteuses du projet. Pas d'investisseurs extérieurs, pas d'industriel alimentaire au capital. Et donc aucun conflit d'intérêt possible.
Le lancement effectif se fera par précommandes lors d'une campagne de financement participatif, à condition que la liste d'attente rassemble assez d'inscrits pour assurer la viabilité du modèle.
Et ensuite, c'est tout : on restera indépendant. Aucune entreprise alimentaire ou industrielle ne sera au capital.
Quatre étapes, zéro opacité.
Un protocole unique, répété lot après lot.
Sourcer les producteurs
Ceux situés là où les sols sont peu chargés en cadmium, ou qui nous communiquent volontairement leur mesure. Priorité au bio.
Tester chaque lot
Analyse systématique de la teneur en cadmium en laboratoire français accrédité COFRAC. Lot par lot, pas via un seul échantillon annuel.
Publier les résultats
Teneur reportée sur la fiche glissée dans chaque box. Rapport complet du laboratoire public. Pas de moyenne, la mesure exacte du lot qui vous est envoyé.
Livrer en point relais
En point relais (pour commencer), près de chez vous, chaque mois. Livraison incluse dans le prix de la box. Sans engagement.
Testé lot par lot.
3× sous le seuil européen.
Aucune exception.